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Prix de l’immobilier à Montpellier: Quels sont les quartiers les moins chers et les plus chers ?

En un an, les prix de l’immobilier à Montpellier ont baissé de 0,4 %, selon la plate-forme MeilleursAgents.com, qui rassemble de nombreuses données sur le secteur. C’est peu, mais suffisamment pour s’intéresser d’un peu plus près au marché.

« Cela reste une hausse très légère, indique Thomas Lefebvre, directeur scientifique du site Web. A Montpellier, la tendance est plutôt à la stabilité. Depuis cinq ans, on constate une hausse de 0,2 %. D’une manière générale, le marché français est boosté en ce moment par des taux d’intérêt faibles, qui poussent les ménages à investir dans la pierre. A Montpellier, le problème, c’est sur le front de l’emploi, avec un chômage très fort par rapport à d’autres grandes villes. Or, pour accéder à un crédit, il faut un emploi. »

Une carte coupée en deux

Dans la capitale héraultaise, le prix moyen du m² est de 2.655 euros, tous types de biens confondus. C’est plus qu’à Marseille, où il faut compter 2.484 euros en moyenne, et à peu près autant qu’à Toulouse, où le prix moyen au m² est de 2.674 euros. Dans le détail, pour un appartement, un acheteur devra débourser 2.645 euros en moyenne au m², mais le prix varie entre 1.984 euros et 3.967 euros, en fonction des quartiers.

Pour une maison en revanche, c’est 2.843 euros en moyenne (soit + 7,5 % par rapport aux appartements) et entre 2.132 euros et 4.265 euros en fonction des caractéristiques du bien, évidemment, mais aussi des quartiers. Et un simple coup d’œil à la carte des prix de l’immobilier à Montpellier suffit pour repérer les secteurs les plus prisés : du nord-est au sud-est de la ville, on retrouve les quartiers les plus chers, avec l’Écusson et Port-Marianne en tête de peloton, tandis que du nord-ouest au sud-ouest de la ville, des Hauts-de-Massane jusqu’au secteur de Croix-d’Argent, les biens sont plus abordables.

L’exception Port-Marianne

A Port-Marianne, quartier chic où culmine d’impressionnantes villas sur le toit, il faut compter 3.269 euros le m² en moyenne. Parmi les plus chers, suivent le centre historique (3.162 euros), où les beaux appartements ne manquent pas, les Beaux-Arts (3.077 euros), le Millénaire et Grammont (3.048 euros), puis Boutonnet (3.035 euros).

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« Port-Marianne est un phénomène assez inédit, reprend Thomas Lefebvre, car il s’agit d’un quartier assez récent, en plein essor, hyper attractif et qui est aujourd’hui plus cher que le centre-ville de Montpellier, là où les gens veulent d’ordinaire investir ou habiter. »

La Paillade tout en bas du tableau

En dessous de la barre symbolique des 3.000 euros, on retrouve le Plan des Quatre Seigneurs (2.956 euros), Aiguelongue (2.951 euros), Antigone (2.941 euros), les Arceaux (2.903 euros), Hôpitaux-Facultés (2.836 euros), quartier prisé par les étudiants, la gare (2.834 euros), la Pompignane (2.825 euros), les Aiguerelles (2.780 euros), les Aubes (2.647 euros), Gambetta (2.631 euros), puis la Martelle (2.619 euros).

Parmi les quartiers les moins chers, en dessous des 2.500 euros le m² en moyenne, on retrouve le Pas-du-Loup (2.255 euros), Croix-d’Argent (2.481 euros), Saint-Martin (2.394 euros), Figuerolles (2.342 euros), les Cévennes (2.318 euros), Estanove (2.305 euros), Lemasson (2.240 euros), la Chamberte (2.201 euros), Alco (2.155 euros) et Celleneuve (2.103 euros). Les Hauts-de-Massane et la Paillade ferment la marche, avec des prix respectifs de 1.647 euros et 1.583 euros le m² en moyenne pour un bien.

Et la rue la plus chère de la ville est…

Si l’on zoome encore un peu plus, le palmarès des rues les plus chères et les moins chères de Montpellier fait tomber quelques clichés : non, la place de la Comédie (2.957 euros en moyenne) et la rue Foch (3.336 euros en moyenne pour un appartement), qui font pourtant très très mal quand on tombe dessus au Monopoly Montpellier, ne sont pourtant pas les secteurs les plus chers de la ville, selon MeilleursAgents.com.

C’est l’allée des Arts, à Boutonnet, bardée de jolies demeures, qui est en tête des rues les plus chères de la ville, avec 3.510 euros le m² en moyenne. Suivie d’une voisine, l’avenue Bouisson-Bertrand, à quelques mètres de là, avec 3.488 euros. En troisième position, la rue Mas Rouge, à Port-Marianne, ferme le podium, avec 3.457 euros le m².

Quant à la rue la moins chère de la ville, elle est aux Hauts-de-Massane : la rue de Gènes, avec 1.313 euros, soit 50,5 % de moins que la moyenne des prix à Montpellier. Avec des prix respectifs de 1.316 et 1.324 euros, les rues d’Ajaccio et de Sardaigne, aussi aux Hauts-de-Massane, figurent également parmi les plus abordables de la ville.